Parfois, la vie vous met devant un choix

Parfois, la vie vous met devant un choix.
Ce n’est pas forcément un choix entre une bonne décision et une mauvaise, ou entre le bien et le mal. C’est simplement un moment où la vie vous rappelle que c’est vous qui êtes aux commandes.
Il vous appartient de prendre le temps de réfléchir et de décider selon ce qui résonne en vous.
Mais lorsque l’on est perdu, épuisé ou fragilisé, prendre une décision peut devenir difficile. Alors on cherche quelqu’un qui sait, quelqu’un qui peut nous guider, nous rassurer, nous dire quoi faire.
Et c’est humain.
Demander de l’aide peut être précieux. Un accompagnement peut justement permettre de retrouver peu à peu confiance en soi, de remettre de la clarté là où tout semble confus et de retrouver sa propre boussole intérieure.
Pour moi, c’est là toute la différence entre accompagner quelqu’un et prendre le pouvoir sur sa vie.
Dans mon univers professionnel, je rencontre régulièrement des personnes qui me racontent leurs expériences avec certains accompagnants du bien-être. Et je dois vous avouer qu’il y a de belles surprises, mais que parfois, je peux être réellement choquée.
Pas parce que leurs croyances sont différentes des miennes.
Mais parce que je vois parfois des personnes devenir dépendantes de ces accompagnants pendant des années, sans constater de réel mieux-être qui perdure après la séance, ou finir par avoir peur de ce qu’on leur a dit.
La posture de certains accompagnants qui prétendent détenir un don, avoir traversé leurs propres enfers ou être en contact direct avec des « êtres ascensionnés de la 12e dimension » peut parfois conduire à des affirmations comme :
« Oula, je ressens vos énergies très négatives. Dès que vous serez partie, je vais faire mes 18 protocoles de protection parce que vous étiez bien, bien chargée. »
« Vous avez 100 entités collées à vous. »
« Vous êtes dans une relation karmique, flamme jumelle, c’est normal qu’il vous fuit. »
Ou encore :
« C’est logique, madame, dans une vie antérieure vous étiez une sorcière brûlée vive, vous devez payer votre karma. »
Et derrière ces paroles, il peut parfois s’installer de la peur, de la culpabilité et peu à peu une forme de dépendance. Dès qu’un nouveau problème apparaît, la personne se tourne alors vers cet accompagnant pour savoir ce qui lui arrive et ce qu’elle doit faire. Et c’est là que cela peut devenir insidieux : elle finit par ne plus chercher en elle-même les réponses ou les ressources pour avancer.
Je ne suis pas là pour vous dire si ces choses sont vraies ou fausses. Je n’en sais rien.
Mon intention n’est pas de remettre en question les différentes approches du bien-être ou les croyances de chacun. Elle est simplement de rappeler qu’un accompagnement, quel qu’il soit, devrait selon moi nous aider à retrouver notre liberté de penser, de choisir et d’avancer par nous-mêmes.
Pour moi, accompagner quelqu’un, c’est lui transmettre des outils, lui permettre d’expérimenter, de se questionner et de redevenir acteur de son propre chemin.
C’est aussi savoir reconnaître ses propres limites.
Il m’arrive de réorienter mes clients vers un psychologue ou un médecin lorsque je sens que ma capacité à les aider atteint ses limites.
Savoir passer le relais fait pleinement partie de l’accompagnement.
Parce qu’au fond, accompagner quelqu’un, c’est peut-être simplement l’aider à retrouver son discernement et sa capacité à faire ses propres choix.
Ce texte n’est qu’une réflexion ouverte. Je n’accuse personne et je ne porte aucun jugement sur une personne en particulier.
J’attire simplement votre attention sur l’importance de rester curieux, lucide et capable de discernement face à certaines pratiques.
Prenez soin de vous.
Sarah
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